De 138 navires par jour à quasi-zéro. Le cessez-le-feu est prolongé sans limite — mais le blocus naval US reste actif et l'Iran rejette tout dialogue. Le Touska a été saisi, le Brent a frôlé 100$, et l'impasse diplomatique est totale : Islamabad II annulé, Vance annulé, l'Iran ne répond pas.
Trafic dans le détroit d'Hormuz
Janvier 2025 → Avril 2026
Double blocus : les US ciblent les navires entrant/sortant des ports iraniens (saisie du Touska le 19 avril). L'Iran maintient un régime de «contrôle strict» depuis le 18 avril et exclut les «nations hostiles». L'Inde, jusque-là autorisée, bascule dans l'opposition après les tirs de l'IRGC sur deux tankers indiens.
Avec la restauration du pipeline IPSA (12 avril), les alternatives couvrent désormais 8,9 Mbj sur 20. Un déficit de ~11 millions de barils/jour reste sans solution.
Le Cap de Bonne-Espérance reste une option pour les pétroliers VLCC, mais allonge le trajet de 15 à 30 jours et multiplie les coûts de transport par 3 à 5.
Même avec un cessez-le-feu, la plupart des armateurs ne peuvent pas transiter immédiatement. Le Lloyd's of London a classé le Golfe Persique en zone War Risk depuis le 2 mars 2026. Les clubs P&I (Gard, Skuld, NorthStandard…) ont annulé leur couverture guerre le 5 mars avant que les assureurs individuels ne reprennent. Les primes ont bondi de 0,15–0,25% de la valeur du navire avant la crise à 3–10%+ au pic — soit 10 à 14 M$ par voyagepour un VLCC sous pavillon américain (Lloyd's List, 11 mars 2026). Les primes ont augmenté de 200 à 300% selon Euronews.
La LMA (Lloyd's Market Association) précise qu'il n'y a pas de “blocus assurantiel” — la couverture reste disponible. Mais au prix actuel, la plupart des armateurs jugent le transit économiquement non viable. Le retour à la normale prendra des semaines après tout accord, le temps que les assureurs reclassifient la zone.
Sources