Gel armé, négociations Iran-Oman en « phase finale », Congrès US divisé. Point complet sur les 30 derniers jours et compte à rebours du 21 août.
Fin des 60 jours d'ouverture d'Ormuz sans péage prévue par l'Islamabad Memorandum (17 juin) + expiration de la General License X (OFAC, 22 juin). Sans accord de succession, le régime de péages PGSA revient et les sanctions pétrole reprennent pleine force.
L'Iran a démenti publiquement toute négociation directe avec les États-Unis (« nous ne parlons qu'à Oman »). Trump qualifie sur les réseaux la direction iranienne d'« unbelievably duplicitous » et évoque une option « de dernier recours » (« décapitation »). Rubio évoque néanmoins des « progrès » via le canal omanais. Après l'annonce du report des frappes prévues, le Brent chute de ~4,5 % à ~83 $/baril.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi annonce que les négociations bilatérales avec Oman sur la gestion post-guerre du détroit sont en « phase finale ». Le futur régime comporterait un couloir d'entrée sous contrôle iranien et un couloir de sortie sous contrôle omanais, assortis de frais de service. Précision décisive : « le détroit ne reviendra jamais à son statut d'avant-guerre ». Trump annonce simultanément le report des frappes prévues et affirme que les négociations « reprennent lundi ».
Le tarif réglementé de l'électricité (TRVe/EDF Bleu) augmente en moyenne de +2,5 % au 1er août, majoritairement lié à la hausse du TURPE (+3,04 %) — donc non directement imputable à Hormuz, mais concomitant du choc énergétique.
Shell (guidance Q3) : output Qatar zéro ; retour à pleine capacité de Ras Laffan seulement au Q1 2027. QatarEnergy a prolongé sa force majeure une troisième fois (jusqu'à début septembre). Les turbines de refroidissement détruites nécessitent 2-4 ans de délai chez seulement 3 fabricants mondiaux. Pertes estimées ~20 Mds$/an.
Trump : « c'est à notre tour » après interception d'une attaque iranienne. Brent bondit de 7,9 % à 90,74 $/baril ; WTI +6,6 % à 84,46 $. En France, le SP98 touche 2,111 €/L et le SP95-E10 2,029 €/L (BDOR). En Asie, le JKM culmine à 21,43 $/MMBtu (moyenne mensuelle 19,10 = +33,5 % vs juin). UANI décompte 20 tankers redirigés, 2 désactivés, 2 abordés sous le blocus rétabli.
Après 13 jours d'escalade, Trump annonce une pause des frappes à la demande des monarchies du Golfe et de Tehran. Oman lance un push régional : Albusaidi appelle Iran, Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Égypte. L'Iran dément toute négociation directe avec les États-Unis. Brent chute à ~83,5 $.
Kpler : « Hormuz Crisis drives TTF to highest level since 2023 ». Les prix du gaz européen reflètent l'effondrement du MoU et la reprise des frappes US-Iran depuis le 8 juillet. Stocks européens au plus bas depuis 2011 à l'approche de l'hiver.
La Chambre adopte une seconde résolution, mais le Sénat la rejette cette fois (47-49). Contexte : après les frappes US du 8 juillet et le rétablissement du blocus le 14, une partie du Congrès demande à nouveau des limites explicites — Trump conserve les mains libres militairement mais s'isole politiquement.
L'imagerie satellite documentée par ABC News montre des dommages sur des bases US en Jordanie, Bahreïn et au Qatar. L'IRGC revendique publiquement la frappe sur Al Udeid, ni les États-Unis ni le Qatar ne l'ont officiellement confirmée à ce stade. L'Iran suspend le lendemain (18 juillet) ses engagements MoU.
À 16h ET, CENTCOM rétablit le blocus naval sur les ports iraniens. La Chambre et le Sénat dénoncent la reprise ; élus des deux partis critiques (TIME). Nouvelle vague de frappes le 15 juillet ; premier tanker désactivé (à vide, approche de Kharg).
En représailles aux frappes US du 8 juillet, l'Iran revendique des frappes contre Bahreïn, Koweït, Jordanie, Qatar et Oman. Le détroit d'Hormuz est refermé de facto. Primes war-risk hull remontent à ~5 % de la valeur du navire (Lloyd's Market Association, 11 juillet).
Vague massive de frappes US sur plus de 80 cibles en Iran. L'Iran riposte contre la Jordanie. Le Trésor US révoque la General License X. Brent bondit à 83,30 $ (+9,6 %), plus haut niveau depuis le 12 juin. Le MoU du 17 juin est déclaré « effondré » (Al Jazeera).
L'Iran attaque trois navires commerciaux hors du couloir pré-approuvé. Le tanker LNG qatari Al Rekayyat prend feu au large de Limah (Oman) ; le tanker pétrolier saoudien Wedyan est frappé ; un 3ᵉ navire est touché par un drone. Trump déclare le cessez-le-feu « terminé ». Les autorités maritimes relèvent le niveau de risque Hormuz à « severe ».
Funérailles publiques à Tehran puis Qom et Irak. Trois fils apparaissent, mais Mojtaba Khamenei (successeur présumé) reste absent (RFERL évoque des blessures). Dmitri Medvedev assiste comme envoyé spécial de Poutine. La succession officielle reste opaque.
Cinquième hausse depuis la fermeture d'Ormuz (3 mai / 7 juin / 5 juillet), toujours à +188 kb/j. Cadence maintenue sans les EAU (sortis début mai).
Après 2 mois de déploiement en mer Rouge / golfe d'Aden dans le cadre du dispositif franco-britannique conditionnel, le porte-avions Charles de Gaulle amorce son retour à Toulon (arrivée prévue ~11 juillet). La France transite d'une posture aéronavale vers une posture de guerre des mines.
Nouveau décret d'aide exceptionnelle carburant pour le transport routier de personnes/marchandises, cumulable avec le dispositif du 17 avril 2026.
Après -4,8 % en juin, le prix repère de vente de gaz remonte de 7,4 % au 1er juillet (CRE — +2,7 € sur la facture moyenne). En parallèle, QatarEnergy prolonge la force majeure LNG jusqu'à début septembre : 4 cargos supplémentaires retenus vers Adriatic LNG / Italie (Edison).
Quatre républicains votent avec les démocrates (Collins, Cassidy, Murkowski, Paul) ; Fetterman (D) vote contre. La résolution est concurrente (non promulgable) — Trump maintient sa lecture constitutionnelle mais s'expose politiquement.
Le Trésor US publie la General License X : levée partielle des sanctions pétrole autorisant les transactions jusqu'au 21 août 2026. Le même jour, 36 traversées dans le détroit d'Hormuz — record post-MoU (Vortexa). Kaabi (Doha) : pertes ~20 Mds$/an, réparations 3-5 ans.
Après une flambée de violence, un nouveau cessez-le-feu Israël-Hezbollah est proclamé. Il complète le volet régional du MoU signé deux jours plus tôt.
Signature au sommet du G7 : Trump signe au Château de Versailles lors du dîner ; Pezeshkian signe à Tehran ; Shehbaz Sharif co-signe pour le Pakistan (médiateur). Mojtaba Khamenei approuve « avec réserves ». Points clés : cessation des hostilités sur tous les fronts (Liban inclus), retrait du blocus US sous 30 jours, ouverture d'Ormuz sans péage pendant 60 jours (fenêtre expirant le 21 août 2026), fonds de reconstruction de 300 Mds$, downblending d'uranium, monitoring exécutif.
Le G7 s'ouvre à Évian-les-Bains ; Merz, Macron, Starmer et Meloni annoncent leur volonté de sécuriser la navigation et de déminer via une opération militaire européenne. Le lendemain, la signature du MoU vient répondre à cette pression.
Le CEO du 1er armateur norvégien Frontline déclare que le trafic tankers rebondirait rapidement en cas d'accord US-Iran crédible. Le trafic reste alors à 5-10 navires/jour (vs 130-140 avant-crise).
Le Conseil UE cible des responsables militaires et énergétiques iraniens accusés d'entraver la navigation. Kallas : « Le blocage du détroit est inacceptable ». Israël (Netanyahu) suspend simultanément ses frappes et promet une réponse « écrasante » en cas de reprise iranienne.
En France, respiration temporaire sur le prix repère gaz (CRE) : -4,8 % au 1er juin (-1,26 € sur la facture moyenne). En parallèle, Tehran suspend les négociations et menace de fermeture totale.
Optimisme sur un cessez-le-feu longue durée, Brent -1,2 % à 92,56 $. Chute d'environ -20 % depuis le pic de fin avril.
La Haute Représentante de l'UE Kaja Kallas résume la situation : « the strait of Hormuz in a state between war and peace ». Appel à un accord US-Iran.
OFAC désigne officiellement la Persian Gulf Strait Authority au titre du régime IRGC. Le même jour en France, ouverture des demandes pour l'aide 100 € « grands rouleurs » (~3 millions d'actifs modestes éligibles) — prolongée jusqu'au 31 août.
La Chambre républicaine annule le vote de la War Powers Resolution prévu ce jour. Il sera repris le 3 juin (215-208 en faveur de la résolution).
Le Strategic Petroleum Reserve américain enregistre sa plus forte baisse hebdomadaire historique (~10 Mb) ; stock total sous 375 Mb. Les EAU annoncent officiellement que leur nouveau pipeline West-East (contournement d'Ormuz) est achevé à ~50 %, objectif doublement à ~3 Mbpd d'ici 2027.
Trump et Xi Jinping se rencontrent ~2h15 à Pékin. Xi propose sa médiation et s'oppose publiquement à la « militarisation » du détroit et à toute tentative de perception d'un péage. Un jalon diplomatique majeur qui prépare le G7 d'Évian et le MoU du 17 juin.
Après réunion avec Mojtaba Khamenei, le président Pezeshkian pose la levée du blocus US comme condition pour toute négociation sur le détroit. Les États du Golfe demandent une action ONU pour garantir la sécurité de la navigation ; les États-Unis déposeront à la mi-mai un projet de résolution au CSNU (avec Bahreïn, KSA, EAU, Koweït, Qatar).
La France déplace son groupe aéronaval Charles de Gaulle en mer Rouge puis vers le golfe d'Aden, prêt à participer à une mission conditionnelle franco-britannique de sécurisation du détroit. À Pékin, Wang Yi reçoit Araghchi et presse pour la réouverture d'Hormuz avant le sommet Trump-Xi. Le même jour, Trump annonce une pause de Project Freedom, invoquant des « grands progrès ».
L'Iran crée officiellement la Persian Gulf Strait Authority (PGSA) pour administrer les péages (jusqu'à 2 M$/transit, réglés en yuan ou Bitcoin). Le porte-conteneurs français CMA CGM Everglade est touché ; l'US Navy coule 7 embarcations rapides iraniennes. Brent bondit d'environ +6 % à 114,44 $/baril.
OPEP+ approuve une hausse symbolique de +188 000 b/j pour juin, sans les EAU qui annoncent leur départ. Le lendemain, Trump lance Operation Project Freedom : destroyers lance-missiles, +100 aéronefs, plateformes UAS. L'Iran met en garde : « restez hors du détroit ».
Tehran délivre par la voie pakistanaise sa réponse formelle en 14 points à la proposition américaine. Ce cadre préfigure — après plusieurs semaines de rebondissements — le texte du 17 juin (Islamabad Memorandum).
À la veille du deadline de 60 jours imposé par la War Powers Resolution, le président Trump a transmis au Congrès une lettre déclarant que les hostilités contre l'Iran sont « terminées » (Fox News Digital). Le même jour, le Département du Trésor sanctionne un réseau facilitant le commerce illicite de pétrole iranien avec la Chine. Le Brent perd 2 % et clôture à 108,17 $/baril.
Le Brent surge dans la nuit à 126,41 $/baril, son plus haut niveau depuis quatre ans (CNN Business), avant de retomber vers 115,8 $. Trump maintient le blocus « jusqu'à ce que l'Iran accepte un accord nucléaire ». L'AIE parle désormais de « la plus grosse disruption d'approvisionnement de l'histoire ».
Bloomberg révèle le 28 avril que les Émirats arabes unis quittent l'OPEP et l'OPEP+ à compter du 1er mai. 3ᵉ producteur OPEP en février, l'UAE pèse environ 4 % de la production mondiale.
“Le détroit ne reviendra jamais à son statut d'avant-guerre.”
“The strait of Hormuz is in a state between war and peace.”
“Nous ne parlons qu'à Oman.”
“Pleine capacité de Ras Laffan seulement au Q1 2027.”
L'Islamabad Memorandum du 17 juin ouvrait Hormuz sans péage pour 60 jours. La General License X d'OFAC (22 juin) expire le même jour. Sans accord de succession, le régime de péages PGSA revient et les sanctions pétrole reprennent pleine force. Point d'inflexion imminent.
Futur régime post-crise : couloir Iran (entrée) / Oman (sortie), avec frais de service. L'Iran refuse tout canal direct avec les États-Unis, ne dialogue qu'avec Oman. Rubio parle de « progrès » ; Trump qualifie l'Iran d'« unbelievably duplicitous ».
12,8 Mt/an de capacité GNL hors ligne. Force majeure prolongée trois fois (jusqu'à début septembre). Turbines de refroidissement : 2-4 ans, 3 fabricants mondiaux. Pertes ~20 Mds$/an. TTF Europe reste au plus haut depuis 2023.
Après un vote favorable en juin (Chambre 215-208, Sénat 50-48), la 2ᵉ résolution du 23 juillet a été rejetée au Sénat (47-49). Trump conserve les mains libres militairement mais s'isole politiquement — surveiller les tentatives d'un 3ᵉ vote après l'échéance du 21 août.
Sources