Blocus naval américain effectif, pourparlers d'Islamabad effondrés, cessez-le-feu expirant le 21 avril. Le point complet sur ce qui se passe maintenant.
Téhéran a transmis vendredi 1er mai une proposition de paix actualisée à Washington via le médiateur pakistanais. Réaction immédiate des marchés : le Brent perd près de 2 % et clôture à 108,17 $/baril, après avoir atteint un pic de 126,41 $ la nuit précédente. Selon CNBC, les deux camps « attendent que l'autre bouge en premier » avant d'accepter d'assouplir les restrictions sur le détroit. La proposition iranienne reprendrait le schéma du 27 avril (Hormuz rouvert contre levée du blocus US), avec des ajustements sur le calendrier et la séquence nucléaire — la pression boursière US pousse désormais Washington à envisager une reprise rapide des négociations.
Le Brent surge dans la nuit à 126,41 $/baril, son plus haut niveau depuis quatre ans (CNN Business), avant de retomber vers 115,8 $ sur des volumes minces. Trump déclare qu'il maintient le blocus « jusqu'à ce que l'Iran accepte un accord nucléaire » — durcissement explicite des conditions, alors que la proposition iranienne du 27 avril reportait précisément le sujet nucléaire à une phase ultérieure. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth est auditionné par le Sénat sur le coût de l'opération militaire. Le trafic tankers reste à un seul chiffre par jour ; l'AIE parle désormais de « la plus grosse disruption d'approvisionnement de l'histoire ».
Triple choc en une journée. 1) Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 28 avril qu'ils quittaient l'OPEP et l'OPEP+ à compter du 1er mai (Bloomberg). 3ᵉ producteur de l'OPEP en février et ~4 % de la production mondiale, Abou Dhabi invoque un « pur changement de politique » et veut « plus de flexibilité » dans un marché bouleversé par la guerre en Iran — c'est le coup le plus dur porté à l'unité du cartel depuis des années, et un revers politique pour Riyad. 2) Sur le front diplomatique, Marco Rubio a refroidi la proposition iranienne du 27 avril : Téhéran ne sera pas autorisé à percevoir des péages sur Hormuz et la question nucléaire reste centrale. « C'est la raison pour laquelle nous en sommes là », a-t-il rappelé. Les pourparlers sont au point mort sur le contrôle du détroit et l'enrichissement d'uranium (NPR). 3) Conséquence directe sur les marchés : le Brent a brièvement franchi 110 $/baril en séance, à environ 110,86 $ (+2,4 %), au plus haut depuis le début de la crise, alors que la perspective d'une réouverture rapide s'éloigne et que l'incertitude OPEP s'ajoute aux tensions logistiques.
Les Philippines paient la crise sur deux fronts en même temps. Côté humain : la saisie du 22 avril par l'IRGC concernait 15 marins philippins (10 sur l'Epaminondas, 5 sur le MSC Francesca) — la Department of Migrant Workers (DMW) a confirmé le 24 avril que tous étaient sains et saufs (Filipino Times). Au-delà de l'incident, c'est l'ensemble de la diaspora qui est exposée : 2,3 à 2,5 millions d'OFWs sont déployés dans les pays du Golfe (Arabie saoudite, EAU, Koweït, Qatar, Oman, Bahreïn), soit 55 à 60 % du total mondial des Filipinos travaillant à l'étranger (Tribune, 18 avril). Plus de 6 000 ont déjà été rapatriés. Les remises (~36–38 Md$/an) pèsent 9 à 10 % du PIB ; un repli de 20 % effacerait 7 Md$ d'un coup. Côté énergétique : Manille importe 98 % de son pétrole du Proche-Orient, le peso a touché un plus bas historique à 60,1 PHP/USD le 19 mars, et le président Marcos a déclaré l'état d'urgence énergétique nationale le 24 mars. La Banque mondiale (9 avril) a abaissé sa prévision de croissance philippine 2026 à 3,7 %, le rythme le plus lent depuis la récession de 2020 (Manila Bulletin). Le scénario « double choc » — énergie + remises — est désormais le scénario central des économistes locaux.
Les deux poids lourds asiatiques sont identifiés par The Diplomat et The Soufan Center comme les pays développés les plus vulnérables à la crise du détroit. Le Japon importe environ 95 % de son pétrole du Golfe et présente le plus haut score de risque mondial sur ce critère (6,4 selon Zero Carbon Analytics) ; la Corée du Sud (5,3) est dans une situation comparable, avec une dépendance LNG marquée vis-à-vis du Qatar. À Tokyo comme à Séoul, l'amortisseur réside dans les réserves stratégiques — Séoul affirme tenir « plus d'un an » au rythme actuel — mais les deux gouvernements préparent déjà l'opinion à un effort prolongé. La Corée a lancé une campagne nationale d'économies d'énergie (douches courtes, limitation des lave-linge), reporté le démantèlement de centrales à charbon et abaissé le plafond d'électricité issue du charbon. Aucune rupture d'approvisionnement n'est constatée à ce stade — mais la fenêtre se referme : Asie (Chine + Inde + Japon + Corée) absorbe normalement 75 % du pétrole et 59 % du GNL exportés via Hormuz, et chaque semaine qui passe érode les marges de manœuvre.
Téhéran transmet officiellement, via le Pakistan, une proposition à Washington : l'Iran rouvrirait le détroit d'Hormuz si les États-Unis lèvent leur blocus naval et mettent fin à la guerre. La question du programme nucléaire serait reportée à une phase ultérieure. Selon le Washington Times, Trump est « peu susceptible » d'accepter en l'état. Le Brent s'échange autour de 108 $/baril (+50 % depuis le début du conflit) à l'ouverture asiatique. L'Iran cherche en parallèle l'appui d'Oman pour formaliser un mécanisme de péages sur les navires transitant par le détroit.
Après l'annulation surprise de la délégation Witkoff/Kushner samedi 25 avril (Trump invoque un « long temps de trajet »), le ministre iranien Abbas Araghchi quitte Islamabad pour Mascate puis revient brièvement dimanche, alors que les autorités politiques et militaires pakistanaises tentent de relancer les négociations. Trump déclare aux journalistes que les pourparlers peuvent désormais se faire « par téléphone » : « S'ils veulent parler, ils peuvent venir nous voir, ou ils peuvent nous appeler. Vous savez, il y a un téléphone. » Selon le président américain, l'Iran lui aurait transmis une « bien meilleure » proposition dans les 10 minutes suivant l'annulation du déplacement à Islamabad.
Le Brent atteint 106,80 $/baril en séance asiatique (+5 % vs la clôture de mercredi), repassant au-dessus de 100 $ pour la première fois depuis deux semaines. Selon US News, seuls 5 navires (dont un tanker iranien de produits pétroliers) ont transité le détroit dans les dernières 24 heures, contre une moyenne de 129 passages quotidiens avant le 28 février. Le S&P 500 a reculé de 0,41 % et le Nasdaq de 0,89 % dans la nuit, la confrontation navale alimentant la prime de risque.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est attendu vendredi soir à Islamabad avec une petite délégation, selon l'agence IRNA. Le voyage est présenté comme bilatéral avec le Pakistan (pas de rencontre directe immédiate avec les Américains), mais Donald Trump envoie en parallèle Steve Witkoff et Jared Kushner à Islamabad pour ce week-end. Après Islamabad, Araghchi se rendra à Moscou puis à Mascate. C'est le premier signe concret de réengagement diplomatique depuis l'échec du 12 avril.
Depuis la Maison-Blanche, Trump ordonne à l'US Navy de « tirer et tuer tout bateau qui pose des mines dans les eaux du détroit d'Hormuz ». Il affirme que les États-Unis ont un « contrôle total » sur le détroit, désormais « hermétiquement fermé » (« sealed up tight »). L'effort de déminage sera « triplé ». L'IRGC qualifie l'ordre de « violation manifeste du cessez-le-feu ». En réponse au tacle de Trump sur un régime « incapable de savoir qui le dirige », le président Pezeshkian publie sur X : « Nous sommes tous 'iraniens' et 'révolutionnaires', dans une obéissance totale au Guide Suprême. »
Le porte-avions USS George H.W. Bush (CVN-77) est entré dans la zone de responsabilité du CENTCOM, portant à 3 le nombre de porte-avions américains en opération autour du Moyen-Orient — niveau inédit depuis plus de 20 ans. Parti de Norfolk le 31 mars, il a contourné le cap Agulhas avant de rejoindre la zone via le canal du Mozambique puis l'océan Indien. Il opère avec le Carrier Air Wing 7 et les destroyers USS Mason, USS Donald Cook et USS Ross. Les deux autres porte-avions en zone sont l'USS Abraham Lincoln (mer d'Arabie depuis janvier) et l'USS Gerald R. Ford (mer Rouge).
Trump annonce depuis la Maison-Blanche que le cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Liban est prolongé de 3 semaines. La réunion a été déplacée à la Maison-Blanche 3 heures avant son ouverture. Participants : Trump, le secrétaire d'État Marco Rubio, le VP JD Vance, l'ambassadeur Mike Huckabee (Israël) et l'ambassadeur Michel Issa (Liban). « The Meeting went very well! », écrit Trump sur Truth Social. L'objectif américain est d'éviter qu'une reprise Israël-Liban ne parasite la négociation avec l'Iran. Trump espère recevoir Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun à Washington durant ces 3 semaines.
Les Gardiens de la Révolution saisissent le MSC Francesca et l'Epaminondas, accusés d'«opérer sans autorisation et de falsifier leurs systèmes de navigation». Un troisième cargo grec (Euphoria) est échoué sur les côtes iraniennes. Le cargo Epaminondas avait pourtant reçu l'autorisation de traverser — l'IRGC a ouvert le feu avec des mitrailleuses et des roquettes RPG, causant des dégâts significatifs sur la passerelle. Un conseiller de Ghalibaf réaffirme que l'extension du cessez-le-feu «ne signifie rien».
Lors d'un briefing classifié au Comité des forces armées de la Chambre, le Pentagone révèle que l'Iran a posé 20+ mines dans le détroit et que leur neutralisation prendra au moins 6 mois. L'opération (hélicoptères, drones, plongeurs-démineurs) ne débutera pas avant la fin de la guerre. Des élus des deux partis ont réagi avec frustration — signe que les prix du pétrole et de l'essence resteront élevés même après un accord.
Téhéran qualifie de «définitive» sa décision de ne pas participer à Islamabad II. Le président Pezeshkian déclare que l'Iran «reste ouvert au dialogue» mais accuse Washington de «tactiques obstructionnistes». Dans le même temps, le Pakistan demande formellement aux États-Unis de lever le blocus naval pour relancer les pourparlers. Le cessez-le-feu prolongé par Trump est open-ended mais ne change rien tant que le blocus persiste, selon Téhéran.
Le Brent atteint 101,73$/baril le 22 avril (+3,3%) puis 103,38$ le 23 (+1,4%), portant sa hausse à +55% depuis le début de la guerre. La saisie de navires par l'IRGC, le refus définitif de négocier et la révélation du Pentagone sur les 6 mois de déminage confirment aux marchés qu'aucune résolution rapide n'est en vue.
Quelques heures avant l'expiration prévue du cessez-le-feu, Trump annonce sa prolongation «jusqu'à ce que» Téhéran soumette une «proposition unifiée» pour mettre fin à la guerre. L'extension intervient à la demande du Pakistan. Trump qualifie le gouvernement iranien de «sérieusement fracturé». Le blocus naval des ports iraniens est maintenu explicitement. Le voyage de Vance à Islamabad est annulé suite à cette annonce. Mahdi Mohammadi, conseiller du président du Parlement Ghalibaf, rejette l'annonce : «Cela ne signifie rien — le blocus est une forme de bombardement et appelle une réponse militaire.»
Le Pakistan tente désespérément de ramener l'Iran à la table des négociations. Vance était prêt à repartir à Islamabad mais son voyage est annulé après l'extension unilatérale de Trump. L'Iran n'a envoyé aucune délégation et n'a pas répondu aux propositions américaines selon IRIB. Le MAE iranien maintient qu'il n'y a «aucun plan de réengagement diplomatique» tant que le blocus persiste.
Les futures Brent ont brièvement dépassé 99$/baril mardi matin sur les craintes de l'expiration du cessez-le-feu, avant de retomber vers 95$ après l'annonce de l'extension par Trump. Le Brent a gagné +55% depuis le début de la guerre. L'incertitude totale sur les négociations maintient une prime de risque massive — les analystes préviennent d'un retour rapide au-dessus de 100$ en cas de reprise des hostilités.
Le cessez-le-feu du 7-8 avril est au bord de la rupture à J-1 de son expiration. La saisie du cargo iranien Touska et les tirs de l'IRGC sur des navires commerciaux poussent les deux parties vers la «reprise des hostilités» selon CNBC. L'Iran confirme son boycott d'Islamabad II et accuse les US de manquer de «sérieux dans la poursuite d'un processus diplomatique». Le porte-parole du MAE Baghaei cite la saisie du Touska comme nouvelle violation du cessez-le-feu. Vance, Witkoff et Kushner sont néanmoins en route pour Islamabad.
Le destroyer USS Spruance a intercepté le M/V Touska (pavillon iranien) dans le golfe d'Oman après 6 heures de refus d'obtempérer. Les Marines ont tiré sur le navire (ouvrant une brèche dans la salle des machines) puis l'ont abordé — première saisie physique depuis le début du blocus le 13 avril. Trump a annoncé la saisie sur Truth Social. L'Iran dénonce un acte de «piraterie maritime» et promet de riposter.
Xi Jinping a appelé le prince héritier saoudien MBS pour exiger un cessez-le-feu «immédiat et complet» et la réouverture d'Hormuz au transit normal. L'Arabie Saoudite accepte de coordonner avec la Chine pour maintenir le cessez-le-feu et assurer la liberté de navigation. Cette intervention survient au moment le plus critique de la crise — à J-1 de l'expiration du cessez-le-feu et alors que toute voie diplomatique US-Iran semble bloquée.
Les futures Brent rebondissent vers 95$/baril lundi (+5-7%), effaçant le plongeon de vendredi. La saisie du Touska, le boycott iranien d'Islamabad II et l'imminence de l'expiration du cessez-le-feu alimentent les achats. Les analystes avertissent que le Brent pourrait franchir les 100$ si le cessez-le-feu n'est pas renouvelé.
L'agence officielle iranienne IRNA annonce que l'Iran rejette sa participation au second round de négociations directes avec les États-Unis. Téhéran invoque «les exigences excessives de Washington, les attentes irréalistes, les changements constants de position, les contradictions répétées et le blocus naval en cours, qu'il considère comme une violation du cessez-le-feu». Ce refus intervient alors que le cessez-le-feu expire le 21 avril et que Vance, Witkoff et Kushner devaient se rendre à Islamabad le 20 avril. La délégation américaine était déjà en route ou en préparation au moment de l'annonce.
Sur Truth Social, Trump poste : «J'espère qu'ils acceptent l'accord car, s'ils ne le font pas, les États-Unis vont détruire chaque centrale électrique et chaque pont en Iran. NO MORE MR. NICE GUY !» Il accuse l'Iran d'avoir «violé gravement» le cessez-le-feu en tirant le 18 avril sur des navires dans le détroit. Dans le même message, Trump confirme qu'une délégation américaine — Vance, Witkoff et Kushner — se rend à Islamabad dès lundi 20 avril pour un second round de négociations directes. Objectif : trouver un accord avant l'expiration du cessez-le-feu le 21 avril au soir.
New Delhi a convoqué l'ambassadeur iranien Mohammad Fathali après que deux navires battant pavillon indien — dont le pétrolier Sanmar Herald — ont été pris pour cibles par des vedettes de l'IRGC sans avertissement radio lors du transit du 18 avril. Le secrétaire aux Affaires étrangères Vikram Misri a exprimé sa «profonde préoccupation» et exigé que le passage sécurisé des navires indiens soit garanti. L'incident est diplomatiquement critique : l'Inde figurait jusqu'ici dans la liste des nations «autorisées» par Téhéran à transiter par le détroit. Ce tir sans avertissement risque de basculer New Delhi dans le camp hostile au régime de contrôle iranien, isolant davantage Téhéran sur la scène internationale.
Après le yo-yo historique des 48h précédentes (96$ → 90,38$ le 17 avr. → 96$ le 18 avr.), les marchés pétroliers marquent une pause dimanche 19 avril. Le Brent flotte autour de 97$ : l'espoir lié à Islamabad II (Vance, Witkoff et Kushner partent pour Islamabad) contrebalance les menaces de Trump de détruire les infrastructures iraniennes. Les analystes soulignent que les futures restent très décotées par rapport au Brent daté (physique), reflétant la quasi-absence de cargaisons disponibles. Une rupture des négociations lundi projetterait le Brent vers 103-110$ ; un accord enverrait le signal inverse.
Moins de 24h après avoir déclaré le détroit ouvert, l'Iran le referme. Le commandement militaire Khatam al-Anbiya déclare : «Jusqu'à ce que les États-Unis accordent la pleine liberté de navigation aux navires iraniens, le détroit restera sous contrôle strict.» Dans la foulée, deux vedettes de l'IRGC ouvrent le feu sans avertissement radio sur un tanker commercial à ~20 miles nautiques au nord-est d'Oman. L'UKMTO (UK Maritime Trade Operations) confirme l'incident — l'équipage est sain et sauf. Un supertanker indien est également contraint de faire demi-tour. Le Brent rebondit vers 96$ après avoir chuté de 11% la veille.
Des responsables pakistanais indiquent aux médias qu'un second round de négociations directes US-Iran est envisagé pour le lundi 20 avril à Islamabad, sans confirmation officielle. Trump a déclaré que «les Iraniens veulent se réunir, ils veulent un accord». L'incident de l'IRGC le 18 avril complique la dynamique mais les deux parties restent engagées selon Islamabad. L'expiration du cessez-le-feu le 21 avril crée une pression maximale sur les négociateurs.
L'annonce iranienne d'ouverture du détroit provoque la plus forte baisse des prix en une séance depuis le début de la guerre : WTI chute de 11,4% à 83,85$/baril, Brent de 9% à 90,38$/baril. Wall Street bondit simultanément dans un mouvement «risk-on». La baisse sera quasi intégralement effacée le lendemain après la réimposition du contrôle iranien et le tir de l'IRGC.
Le FM iranien Araghchi annonce sur les réseaux sociaux que «le passage de tous les navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz est déclaré totalement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu», dans le sillage du cessez-le-feu Israël-Liban de 10 jours conclu la veille. Mais la confusion s'installe immédiatement : Téhéran précise que les navires doivent emprunter une «route coordonnée» définie par les autorités maritimes iraniennes, et des médias proches des Gardiens de la Révolution indiquent que les navires liés à des «nations hostiles» sont exclus. Trump remercie l'Iran mais confirme que le blocus naval des ports iraniens reste en vigueur jusqu'à un accord formel. Les prix du pétrole plongent de plus de 10% sous 90$/baril — leur plus forte baisse depuis le début de la crise. Un deuxième round de pourparlers à Islamabad est évoqué pour ce week-end.
Bloomberg révèle que 13 navires ont rebroussé chemin plutôt que de tester le blocus — sans qu'aucun abordage n'ait été nécessaire, tous ont obéi aux injonctions US. Parallèlement, des navires liés à l'Iran auraient emprunté un nouveau couloir de navigation pour s'infiltrer dans le golfe Arabo-Persique en contournant le dispositif principal. Le trafic dans le détroit reste à une fraction infime des niveaux de paix : Bloomberg qualifie la situation de «double blocus» (côté US sur les ports iraniens, côté iranien menaçant les ports régionaux).
L'amiral Brad Cooper (CENTCOM) déclare le blocus des ports iraniens «pleinement mis en œuvre» en moins de 36 heures. Selon CENTCOM, 90% du commerce maritime iranien est stoppé. Al Jazeera et CNBC confirment qu'aucun navire en provenance de ports iraniens n'a forcé le dispositif. Le Trésor américain annonce dans la foulée des sanctions contre 24+ individus, sociétés et tankers liés aux exportations iraniennes d'hydrocarbures, et le secrétaire Bessent avertit de sanctions secondaires contre tout pays achetant du pétrole iranien — Chine et Émirats explicitement cités.
Dans une interview sur Fox Business, Trump déclare que la guerre contre l'Iran est «very close to over» et que de nouveaux pourparlers pourraient avoir lieu «dans les deux prochains jours» à Islamabad. Le maréchal pakistanais Asim Munir est arrivé à Téhéran avec un message de Washington. La Maison-Blanche juge les perspectives d'accord «bonnes». Axios et Bloomberg évoquent un accord-cadre en gestation, mais le ministère iranien des Affaires étrangères dément toute réunion formellement programmée. Bloomberg révèle que Washington et Téhéran sondent une extension de deux semaines du cessez-le-feu, qui expire le 21 avril.
Xi Jinping a reçu le FM russe Lavrov à Pékin au terme d'une visite de deux jours (14-15 avril) dédiée à la coordination sino-russe sur la crise. Xi qualifie les relations sino-russes de «précieuses». Lavrov annonce que la Russie est prête à augmenter ses livraisons d'énergie à la Chine pour compenser la perte du pétrole iranien. CNBC rapporte des discussions concrètes sur des volumes supplémentaires via les pipelines sibériens. La Chine maintient sa position : le blocus est «dangereux et irresponsable» et le détroit «nous est ouvert».
Les futures Brent ont reculé vers 94-95$/baril le 15 avril, contre 103$ lors du pic du 13 avril, portés par les signaux positifs sur une possible reprise des pourparlers. ANZ relève néanmoins ses prévisions et anticipe un Brent moyen au-dessus de 88$ en fin d'année si les perturbations persistent. Le Brent daté (physique) reste très élevé en raison de la pénurie de cargaisons disponibles. Goldman Sachs maintient sa prévision d'une moyenne >110$ sur l'ensemble de 2026.
CENTCOM publie le bilan officiel des premières 24 heures du blocus naval des ports iraniens. Plus de 10 000 militaires américains (marins, marines, aviateurs), plus d'une douzaine de navires de guerre et des dizaines d'aéronefs exécutent la mission. Résultat : aucun navire en provenance de ports iraniens n'a réussi à franchir le dispositif ; 6 navires marchands ont obtempéré aux injonctions US et ont fait demi-tour vers un port iranien du golfe d'Oman. Le blocus est appliqué sans distinction de pavillon contre tout navire entrant ou sortant des ports iraniens (golfe Arabo-Persique et golfe d'Oman). CENTCOM précise que la liberté de navigation reste garantie dans le détroit d'Hormuz pour les navires non liés aux ports iraniens. Moyens déployés : porte-avions, navire d'assaut amphibie, transport de chalands de débarquement, dock de débarquement, destroyers à missiles guidés, navire de combat littoral, aéronefs terrestres et embarqués, drones, aéronefs de ravitaillement et de renseignement.
Téhéran affirme avoir établi des routes d'exportation de substitution passant par la Russie, l'Asie centrale et la Chine, réduisant ainsi sa dépendance au détroit d'Hormuz. Les autorités iraniennes préviennent que tout blocus se retournera contre Washington et deviendra «la plus grande erreur régionale de l'Amérique». Cette déclaration vise à démontrer que le blocus naval américain ne pourra asphyxier l'économie iranienne, et s'inscrit dans une stratégie de contournement coordonnée avec Moscou et Pékin.
Le Rich Starry, pétrolier sino-américain frappé de sanctions depuis 2023 et transportant ~250 000 barils de méthanol, est devenu le premier navire à tester le blocus américain en traversant le détroit d'Hormuz le 14 avril. L'Elpis l'a suivi peu après. Au total, 14 navires ont transité depuis l'entrée en vigueur du blocus — sans interception physique par la marine US. CENTCOM précise que le blocus cible les navires à destination ou en provenance des ports iraniens, et non l'ensemble du trafic. Ce passage sans incident signale un enforcement passif à ce stade, mais place Washington face à un dilemme crédibilité.
Les futures Brent ont bondi de 8% en une séance le 13 avril pour franchir les 103$/baril, soit +40% depuis le début du conflit fin février. La Chine a qualifié le blocus de "dangereux et irresponsable" (porte-parole du MAE, Lin Jian). Le FM russe Lavrov s'est rendu à Pékin le 14 avril pour coordonner la réponse sino-russe. Rappel : Russie et Chine ont vetoté le 7 avril une résolution du Conseil de Sécurité sur la réouverture du détroit, estimant qu'elle ignorait les actions militaires US et israéliennes. Goldman Sachs prévoit désormais un Brent moyen au-dessus de 110$ pour l'ensemble de 2026.
À 14h00 GMT le 13 avril, CENTCOM a officialisé l'entrée en vigueur du blocus naval : les navires à destination ou en provenance des ports iraniens sont désormais passibles d'interception. La marine américaine dispose de 15 bâtiments dans la région — 1 porte-avions et 11 destroyers. Seuls 4 navires ont transité le détroit dans la journée, contre une moyenne de 7 ces derniers jours et 138 avant la crise. Trump a averti que tout navire iranien s'approchant de bâtiments US sera coulé.
Après 21 heures de négociations réparties en 3 rounds (dont 2 directs), les pourparlers d'Islamabad ont échoué le 12 avril. Côté US : Vance, Witkoff et Kushner. Côté iranien : le FM Araghchi et le président du Parlement Ghalibaf. Accord trouvé sur 8 des 10 points du cessez-le-feu. Les deux points de blocage : le programme nucléaire (Washington exige la fin de l'enrichissement, le démantèlement des installations et l'évacuation de l'HEU — Téhéran refuse) et le détroit (l'Iran refuse la réouverture inconditionnelle et l'abandon des péages). Vance a quitté Islamabad sans accord. Une deuxième réunion est explorée discrètement avant l'expiration du cessez-le-feu le 21 avril.
Sur Truth Social, Donald Trump a annoncé que la marine américaine «entame le BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz», invoquant le refus «intransigeant» de Téhéran d'abandonner son programme nucléaire à Islamabad. Il a également ordonné d'«intercepter tout navire ayant payé un péage à l'Iran» et annoncé le déminage actif du détroit : «Tout Iranien qui nous tire dessus sera RÉDUIT EN POUSSIÈRE.» La déclaration, publiée sans concertation préalable avec les alliés, rompt brutalement avec la dynamique des pourparlers en cours et place l'IRGC face à un ultimatum militaire direct.
Le ministère saoudien de l'Énergie annonce ce matin que le pipeline IPSA (Est-Ouest) et les installations énergétiques touchées par les frappes iraniennes ont été intégralement remis en service. La capacité de pompage est revenue à son niveau nominal de 7 millions de barils/jour. La production du champ Manifa (300 000 bpj) est elle aussi rétablie. Seul le champ de Khurais reste en cours de réparation. Cette restauration élimine le principal goulot d'étranglement alternatif à Hormuz côté saoudien — un signal fort pour les marchés à la veille de la reprise des pourparlers.
Plusieurs navires de la marine américaine ont traversé le détroit d'Hormuz samedi, selon un responsable américain cité par Barak Ravid (Axios). Le mouvement n'a pas été coordonné avec l'Iran — c'est la première fois depuis le début de la guerre qu'un transit militaire US s'effectue sans accord préalable avec Téhéran. La manœuvre intervient alors que les pourparlers d'Islamabad sont en cours. Elle constitue un signal fort sur la doctrine américaine de liberté de navigation, mais représente un risque d'escalade direct avec l'IRGC.
Les premières discussions directes USA-Iran depuis 1979 se poursuivent. Progrès limités mais réels : possible compromis sur le Liban (frappes israéliennes limitées au sud), discussions sur le dégel de 6 Md$ d'actifs iraniens gelés. L'Iran maintient ses 3 lignes rouges : contrôle formel du détroit, retrait des forces US de la région, cessez-le-feu au Liban. Vance met en garde : "Ne pas essayer de jouer avec les États-Unis."
La marine des Gardiens de la Révolution a publié une déclaration officielle : "Le silence de deux jours a démontré à amis et ennemis que la gestion du détroit d'Hormuz est entrée dans une nouvelle phase." L'Iran signale que le régime de péages et de contrôle sélectif des passages est permanent, indépendamment de l'issue des pourparlers. Les frais de péage sont de ~2 M$ par VLCC chargé, payables en yuan ou stablecoins.
Écart record entre le Brent daté (physique) à 131,97$/baril et les futures juin à 96,51$/baril — signe de la pénurie extrême de cargaisons disponibles. 7 navires ont transité le 10 avril (vs 5 le 9), mais Hapag-Lloyd prévient : "Le retour à la normale se comptera en semaines voire en mois." Goldman Sachs alerte sur un Brent moyen >100$ sur toute l'année 2026 si le détroit reste quasi-fermé un mois de plus.
Bloomberg révèle que le FM Wang Yi a contacté 26 dirigeants (Arabie Saoudite, Russie, Allemagne, Iran...) dans les 72h précédant le cessez-le-feu du 7-8 avril. Téhéran attribue explicitement l'accord à la pression de Pékin. Paradoxe : la Chine vote contre la résolution ONU sur Hormuz tout en œuvrant à la réouverture — ses intérêts économiques (40% du pétrole importé via Hormuz) dictent sa position.
Un drone iranien a frappé le 8 avril une station de pompage du pipeline IPSA, réduisant le débit de 700 000 bpj selon Bloomberg. Ce pipeline (capacité 7 Mbj) vers Yanbu sur la Mer Rouge était la principale alternative saoudienne à Hormuz. L'attaque intervient au pire moment : c'est la seule voie d'export non bloquée pour l'Arabie Saoudite. Les dégâts représentent environ 10% de la capacité d'export du royaume.
La Première ministre Sanae Takaichi confirme la contribution du Japon à la plus grande libération de réserves de l'histoire de l'AIE : 400 M de barils au total. Le Japon libère 80 M de barils (54 M brut, 26 M raffinés). Contexte : 95% du pétrole japonais vient du Moyen-Orient via Hormuz — le Japon est l'un des pays les plus exposés à la crise.
“Ne pas essayer de jouer avec les États-Unis dans ces négociations.”
“Les deux jours de silence ont clairement montré que la gestion du détroit d'Hormuz est entrée dans une nouvelle phase.”
“Le retour à la normale pour notre industrie se comptera en semaines, voire en mois.”
“Nous avons négocié de bonne foi. Nous avons rencontré le maximalisme, des exigences mouvantes — et un blocus.”
Téhéran a transmis vendredi 1er mai une proposition de paix actualisée à Washington par l'intermédiaire pakistanais (CNBC). Réaction immédiate : le Brent perd 2 % et clôture à 108,17 $/baril. Selon les analystes, les deux camps « attendent que l'autre bouge en premier » avant d'assouplir les restrictions sur le détroit. Le contenu exact n'est pas public, mais elle reprendrait le schéma du 27 avril (Hormuz contre blocus US) avec des ajustements sur le calendrier nucléaire.
Le Brent surge dans la nuit à 126,41 $/baril, son plus haut niveau depuis 4 ans (CNN Business), avant de retomber vers 115,8 $ sur des volumes minces. Trump durcit le ton : il maintient le blocus « jusqu'à ce que l'Iran accepte un accord nucléaire », précisément le sujet que Téhéran voulait reporter dans sa proposition du 27 avril. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth est auditionné par le Sénat sur le coût de l'opération.
Bloomberg avait révélé le 28 avril que les Émirats arabes unis quittent l'OPEP et l'OPEP+ à compter du 1er mai. 3ᵉ producteur OPEP en février, l'UAE pèse environ 4 % de la production mondiale. Abou Dhabi parle d'un « pur changement de politique » et veut « plus de flexibilité ». La sortie est désormais effective — la coordination du cartel s'effrite à l'intérieur même du Golfe.
Le porte-avions USS George H.W. Bush a rejoint l'Abraham Lincoln (mer d'Arabie) et le Gerald R. Ford (mer Rouge) — niveau inédit depuis plus de 20 ans. Trump a ordonné à la Navy de « tirer et tuer » tout bateau iranien posant des mines, et l'effort de déminage a été multiplié par 3. L'IRGC qualifie l'ordre de « violation manifeste du cessez-le-feu ».
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