🔵Gaz naturel liquéfié

20% du GNL mondial.
Un seul détroit.

Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, expédie la quasi-totalité de sa production via le détroit d'Hormuz. Les frappes iraniennes ont détruit 17% de sa capacité. Sa fermeture prive le Japon, la Corée du Sud et l'Inde d'une ressource vitale pour l'électricité, les semi-conducteurs et l'agriculture.

🔥
9,3Bcf/j
GNL transitant par Hormuz
🌍
20%
Du commerce mondial de GNL
🇶🇦
104Mt/an
Exportations qataries (2024)
📈
+140%
Hausse des prix spot Asie
💥

Drones et missiles iraniens frappent Ras Laffan — 17% de la capacité GNL du Qatar détruite

2 mars + 18 mars 2026

2 mars : drones iraniens frappent Ras Laffan Industrial City et Mesaieed — QatarEnergy suspend toute production GNL

18 mars : missile iranien touche le complexe Ras Laffan — dégâts «étendus» sur l'usine Pearl GTL

2 trains de liquéfaction sur 14 endommagés + 1 usine gas-to-liquids hors service

12,8 Mt/an de capacité GNL hors ligne — soit 17% de la production qatarie

Réparations estimées : 3 à 5 ans — dommages évalués à ~20 Md$ de revenus annuels perdus

QatarEnergy déclare force majeure sur les contrats long terme (Italie, Belgique, Corée, Chine)

Prix spot du GNL en Asie — de 12,5$ à 26$/MMBtu

Les prix ont plus que doublé depuis le début de la crise. Le cessez-le-feu du 8 avril a brièvement fait baisser les prix, avant qu'ils ne repartent après la refermeture du détroit.

Fév 2026
12.5$

Avant la crise — prix spot Asie normal

2 mar 2026
17.4$

Ras Laffan frappé — QatarEnergy suspend la production (+39%)

8 mar 2026
25$

Pic — détroit fermé, force majeure déclarée

15 mar 2026
22$

Stabilisation haute — pénurie de cargaisons spot

8 avr 2026
15$

Cessez-le-feu — espoir de réouverture (-17% annoncé)

13 avr 2026
20$

Blocus US — détroit toujours fermé

18 avr 2026
24$

Iran referme le détroit — prix repartent à la hausse

23 avr 2026
26$

IRGC saisit 2 navires — nouveau pic, +140% vs avant-crise

Qui dépend du GNL d'Hormuz ?

Les pays asiatiques sont les plus exposés. Le Japon et la Corée du Sud importent la majorité de leur gaz naturel sous forme de GNL — et le Qatar est leur fournisseur principal. Chaque pays a dû trouver des réponses d'urgence.

🇯🇵
Japon~60% du gaz naturel
critique

1er importateur mondial de GNL. 95% du pétrole et gaz vient du Moyen-Orient. Centrales thermiques tournent au GNL depuis la fermeture des réacteurs nucléaires post-Fukushima.

Réponse : A levé les plafonds sur les centrales à charbon (mars 2026) et relancé le réacteur Kashiwazaki-Kariwa. Ces deux mesures compensent ~40% du GNL perdu via Hormuz.
🇰🇷
Corée du Sud~40% du gaz naturel
très élevé

2e importateur mondial. Le GNL alimente 27% de la production électrique et toute l'industrie pétrochimique. 18% du GNL importé vient du Qatar via Hormuz.

Réponse : A supprimé le plafond de 80% sur les centrales à charbon. Le KOSPI a enregistré sa pire séance en 43 ans d'histoire. Le won est tombé à son plus bas depuis 17 ans.
🇮🇳
Inde~35% du gaz naturel
élevé

Importe massivement du Qatar. Le GNL alimente les engrais (40% de la production d'urée) et les centrales électriques urbaines.

Réponse : Rationnement industriel en place. La production d'urée est menacée — impact direct sur les récoltes de mousson.
🇨🇳
Chine~15% (diversifié)
modéré

Diversifiée via pipelines (Russie, Asie centrale) et GNL australien. Mais le Qatar reste un fournisseur clé, surtout en hiver.

Réponse : A négocié des volumes supplémentaires avec la Russie via les pipelines sibériens. Relativement protégée grâce à la diversification.
🇪🇺
Europe~10% (Qatar + spot)
modéré

Post-crise russe, l'Europe a augmenté ses achats de GNL qatari. QatarEnergy a déclaré force majeure sur les contrats Italie, Belgique, Corée, Chine.

Réponse : Les prix du gaz européen (TTF) ont bondi de ~50%. Les stocks sont sous pression malgré les réserves pré-hiver.

Les 7 impacts majeurs de la crise sur le GNL

Au-delà du prix, la crise du détroit d'Hormuz a des effets en cascade sur l'électricité, l'industrie, l'agriculture et même les semi-conducteurs.

📈

Prix du GNL : +140% en Asie

Les prix spot asiatiques sont passés de ~12,5$ à plus de 26$/MMBtu. Le pic à 25$ début mars a été brièvement corrigé par le cessez-le-feu, avant de repartir après la fermeture du 18 avril. Les prix européens (TTF) ont bondi de ~50%.

🏭

Ras Laffan frappé — 17% de la capacité qatarie détruite

Les frappes iraniennes des 2 et 18 mars ont détruit 2 trains de liquéfaction sur 14 et l'usine Pearl GTL. 12,8 Mt/an de capacité sont hors ligne pour 3 à 5 ans. QatarEnergy a déclaré force majeure sur ses contrats long terme avec l'Italie, la Belgique, la Corée et la Chine.

🚢

Méthaniers en demi-tour — +40% de coûts carburant

Des méthaniers ont fait demi-tour en plein trajet après la refermeture du 18 avril. Le contournement par le Cap ajoute 10 à 14 jours et augmente la consommation de carburant de 40%. Avec une flotte mondiale déjà tendue, chaque navire dérouté réduit la capacité de livraison effective de 20 à 40%.

Japon et Corée basculent sur le charbon

Le Japon a levé les plafonds sur ses centrales à charbon et relancé le réacteur Kashiwazaki-Kariwa. La Corée du Sud a supprimé le plafond de 80% sur la génération charbon. Les deux pays sabordent temporairement leurs objectifs de transition énergétique.

🧪

Engrais : l'Inde menacée sur les récoltes de mousson

Le GNL est la matière première de l'ammoniac et de l'urée. L'Inde tire 40% de sa production d'urée du gaz qatari. Un rationnement industriel est en place. Une coupure prolongée menace directement les rendements de la mousson 2026.

💻

Semi-conducteurs : la Corée du Sud en difficulté

L'industrie des puces (Samsung, SK Hynix) est extrêmement énergivore. Le rationnement énergétique sud-coréen menace la production mondiale de mémoire et de processeurs. Carnegie a qualifié la crise d'Hormuz de «problème semi-conducteur mondial».

🔒

Plus difficile à rerouter que le pétrole

Contrairement au pétrole (pipelines IPSA, ADCOP), le GNL nécessite une chaîne logistique spécialisée : usines de liquéfaction → méthaniers cryogéniques (-162°C) → terminaux de regazéification. Aucun de ces maillons ne peut être improvisé. Il n'existe pas de «pipeline de secours» pour le GNL.

⚠️

Pourquoi le GNL est plus vulnérable que le pétrole

Le pétrole peut emprunter des pipelines alternatifs (IPSA saoudien, ADCOP émirati) et être stocké dans des réservoirs standards. Le GNL, lui, nécessite une chaîne logistique spécialisée : usines de liquéfaction → méthaniers cryogéniques (-162°C) → terminaux de regazéification. Aucun de ces maillons ne peut être improvisé.

Pipeline de secours
Pétrole : Oui (IPSA, ADCOP)
GNL : Aucun
Stockage alternatif
Pétrole : Réservoirs classiques
GNL : Terminaux cryo uniquement
Temps de reroutage
Pétrole : Jours à semaines
GNL : Mois (si capacité dispo)

La chaîne du GNL — chaque maillon est un point de fragilité

Extraction
Gaz naturel brut (Qatar, Iran)
🏭
Liquéfaction
Refroidissement à -162°C (Ras Laffan)
🚢
Transport
Méthaniers cryogéniques via Hormuz
🔄
Regazéification
Terminaux dédiés (Japon, Corée, Inde)
Distribution
Centrales, usines, foyers

La crise frappe les maillons 2 (Ras Laffan détruit à 17%) et 3 (Hormuz fermé). Contrairement au pétrole, aucune alternative rapide n'existe pour ces deux étapes.

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Alimentation
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